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“ OUAAAAAIS j'ai 17 ans !! \o/ ” - Hier à 04:25

Je ne sais pas conduire, pas même un cerf-volant...

Création : 05/02/2012 à 05:28 Mise à jour : Hier à 04:06

"Ca s'perd pas un sourire, ça s'oublie seulement, puis ça revient un jour, avec le temps..."

 
 

 





"Ca s'perd pas un sourire, ça s'oublie seulement, puis ça revient un jour, avec le temps..."
                         



J'écris depuis toujours. J'écris pour oublier, j'écris pour panser, j'écris pour penser, j'écris pour combler le vide, j'écris pour vivre, j'écris pour la liberté, j'écris pour la mélancolie, j'écris pour le bonheur, j'écris l'amour, j'écris la joie, j'écris mes souffrances, j'écris tous les jours, j'écris partout, j'écris tout le temps. Les mots dansent dans moi, en moi, il se balancent d'un neurone à un autre en une transe infinie.


Je vous prierais de respecter mes textes.


Bienvenue.

 
La majorité des images viennent de Julie de Waroquier, artiste que j'admire énormément.
 




Je n'accepte pas les demandes d'amis fantômes!
Merci à ceux qui font vivre mes écrits en prenant la peine de me lire
Et de donner leurs avis et ressentis.
 
 




PLAGIAT.

© Par propriété exclusive de l'auteur, la copie et les utilisations partielles ou totales de son travail sont interdites; conformément aux articles L.111-1 et L.123-1 du code de la propriété intellectuelle. Tous Droits Réservés.

 












 

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 Benjamin (un vrai Poète) • CrazyFoorYou (une vraie Fidèle) •  Little-Leelou (une vraie Copine)
 


Mon petit bout d'Infini  >  LOU ~<3


Ah oui et allez voir ça, aussi. C'est moi et une amie.






"Ca s'perd pas un sourire, ça s'oublie seulement, puis ça revient un jour, avec le temps..."
Oui, c'est mon ½il.
Pas touche è.é
 








 
Tags : Saez, Newsletter, Présentation, Julie de Waroquier
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#Posté le dimanche 25 novembre 2012 12:06

Modifié le jeudi 16 mai 2013 13:28

A ta santé l'amour...

 
 
 
 
 
A ta santé l'amour...
 
 
 
Une détonation. Immense. Violente. Elle fait trembler les murs, chaque parois. Je me réveille en sursaut, je pense à toi. Je souris. Un orage, terrible, un bel orage, magnifique. Je contemple le ciel, reflet de mes intérieurs. Mon c½ur bat fort. Un éclair zèbre le ciel, foudre, toi. J'ai l'impression d'être Dieu. Je contrôle le temps en fonction de ce que je ressens au fond de moi. Autre détonation, autre éclair. Presque en même temps. L'orage est au dessus de moi. Le ciel est ténèbres. Le ciel ne fait pas de choix. Le ciel explose. Le ciel ne réfléchie pas. Les nuages se rencontrent, s'entrechoquent. Et les mots m'habitent, s'entrechoquent. Les murs tremblent. Rugissement. Et la pluie. La pluie quand soudain, je pleure. Enfin. Je pleure. Toujours. Je n'y parvenais plus. Et je pleure, je pleure tellement fort, aussi fort que la pluie se fracasse sur le toit. Autre éclair, autre détonation. L'orage, notre amour. Violent, explosif. Loin et proche. A faire trembler les murs. Les éclairs, les sursauts, les rebondissements, l'insaisissable, l'impossible, l'instant. Mon c½ur bat fort. Orage. Orage. Orage intérieur. Champs de mine. Ton visage. Qui me hante. Toi. Partout. Encore. Dans mes rêves. Toujours. Je rêve d'une nuit. Imaginaire. Future? Une nuit. Je rêve. Je cauchemarde. J'ignore. Violence, inconscience. Orage. Détonation. Radioactivité. Nous sommes perdues au fond de nous, nous sommes un conflit, nous sommes deux nuages qui s'entrechoquent, qui pourraient simplement s'éloigner mais que le vent, l'amour, rapprochent et enserrent. Nous sommes infinies, nous sommes friables, nous sommes fissibles. L'horizon n'a pas de murs, je suis en vie, envie. Je t'attends. Je t'aime. Viens. Trinque avec le Diable. Chavirer. Éclair. Foudre. Fais danser mon c½ur. Fais pleurer mon être. Fais rugir et trembler les murs. Comme un orage. Illumine les ténèbres. Toi. Obscurité. Rencontre.
 
Voici la mort, mais n'aies pas peur mon Amour...
 
 
 
 
 
 
Tags : Julie de Waroquier, Saez, Mon texte.
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#Posté le mardi 14 février 2012 06:30

Modifié le lundi 20 mai 2013 04:07

J'ai l'incendie au coeur, et puis la peur au ventre...

 

J'ai l'incendie au coeur, et puis la peur au ventre...







La peur au ventre. J'avance dans la nuit, les yeux mi-clos. J'avance vite ; je cours. Je cris dans ma tête - les gens dorment. J'aimerais hurler, leur hurler de venir me sauver. De se lever et de me regarder courir et de crier avec moi. J'aimerais leur montrer la solitude et la peur qui me démange. Ne voient-ils pas comme le ciel est sombre? Ne voient-ils pas ma détresse? Moi, le sourire ambulant, ne me voient-ils pas, les larmes montant à mes yeux et déformant mes traits? Ne voient-ils pas la peur sur mon visage? Comme une ombre terrifiante, elle efface toute trace de bonheur passé, elle prend l'espoir et la lumière. Elle rend tout laid et sale. La peur. Cette ombre de la nuit qui m'habite. Je ne contrôle pas les tremblements et les sanglots qui m'entrainent au devant de la nuit. J'aimerais qu'ils soient là un peu, tous ces gens endormis. Qu'ils m'aident à oublier la solitude et le silence qui me rongent.
Les nuages masquent tout. Les étoiles et la lune n'existent plus. Plus rien n'existe autour des ténèbres. Je cours toujours, le vent fouette mon visage. Comme un loup sous la lune, j'attends, j'apprends. Je tente de dompter le silence. Je refuse de l'entendre me chanter qu'elle ne reviendra pas. Ce silence cynique qui se fout de moi. Qui me susurre à l'oreille que j'avais raison. Que je n'étais pas à la hauteur, que je ne le serai jamais. Ce silence terrifiant qui m'effraie un peu plus à chaque pas. J'attends, mâchoire serrée, la peur au ventre. Un signe, un geste. Un souffle du vent qui viendrait faire trembler le ciel. Je prie en silence, je prie un Dieu auquel je n'ai jamais cru. Je le prie de me la rendre, de la voir revenir. Je le prie de ne pas en finir avec nous tout de suite. De laisser un peu de place à l'utopie. De ne pas briser chacun de mes rêves - ce rêve d'une nuit avec elle. Les ténèbres se referment sur moi et me submergent. Toujours contre le vent, en serrant les poings, j'attends. Je lutte. La peur au ventre.
 
♫
 
Comme un loup sous la lune...
 
Tags : Saez, Mon texte.
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#Posté le vendredi 06 juillet 2012 11:30

Modifié le samedi 18 mai 2013 16:47

«And now, it's time to leave and turn to dust»

 
~ Et maintenant, il est temps de partir et de devenir poussières. ♫
 
 
«And now, it's time to leave and turn to dust»
Perdue dans les soirées, seule au milieu des loups, tu t'enfonces au bord des précipices. ~Saez
 
 
 
 
 
 
J'aimerais dire que "nous" est infini, j'aimerais dire que tout est indestructible, que rien ne pourra jamais nous séparer. J'aimerais te dire que rien n'est impossible et que notre amour est éternel. Pourtant, je sais que rien n'est plus éphémère que notre histoire qui prendra fin un jour, forcément.
Je ne peux que t'aimer. Je ne peux pas me leurrer en te promettant toute la vie et la mort aussi. Je ne peux pas, par le pouvoir des mots, réduire la distance à néant et nous projeter dans les bras l'une de l'autre. Je ne peux pas affirmer avec certitude que dans un an, un mois, une semaine peut-être ou un jour seulement, tu ne seras pas qu'un simple souvenir, auquel je m'accrocherai avec mélancolie. Je ne peux pas t'offrir le ciel et les étoiles, te combler de bonheur et te rendre heureuse à chacun de mes mots. Je ne peux pas chasser la peur de mon esprit quand je pense à cet douloureuse idylle que nous vivons bien malgré nous. Je ne peux pas m'empêcher de craindre de te perdre à chacun de tes silences, de ne pas être à la hauteur et assez bien pour toi. Je ne peux pas retenir cette souffrance qui s'insinue en moi lorsque je me rends compte que je ne peux rien faire pour te sauver de toi-même. Je ne peux pas éteindre le feu qui me ravage quand je pense qu'un jour nous ne serons plus. Je ne peux que t'aimer.
Nous ne sommes pas éternelles. Mais qui s'en soucie? Personne ne m'empêchera de te dire que je t'aimerai toujours, même si ces mots sonnent faux. Qui s'en soucie? Ils ne nous connaissent pas, ils ne nous comprennent pas. Tu peux me croire ou rire de moi. Je peux pleurer et crier des mensonges. Je peux te demander que tu prennes ma main et qu'on s'envole toutes les deux, ensemble, sous les étoiles qui veillent. Je peux te dire que je t'aimerai toujours, juste pour qu'on tente de s'en convaincre un peu. Juste pour qu'on s'imagine ensemble que le futur sera fait de nous. Je peux te faire des promesses. D'infini, de bonheur et d'utopie. Qu'on n'est pas comme les autres. Que jamais la flamme de notre amour ne faiblira. Que je te décrocherai la lune, la mettrai dans une boite en verre et te l'offrirai, pour que je soies toujours à côté de toi. Que tout s'arrangera avec le temps. 
Je peux faire tout ça. Des promesses idiotes pour croire au bonheur avec toi. Car tu as ce pouvoir de me nourrir d'illusions. Je perds pied et je me sens voler lentement, quitter la terre ferme. Tu as su voler mon c½ur, bidouiller sa mécanique et me rendre folle. Folle de toi.
 
 
 
 
 
"Si tu as peur de te faire mal, tu augmentes les chances, justement, de te faire mal. Regarde les funambules, tu crois qu'ils pensent au fait qu'ils vont peut-être tomber lorsqu'ils marchent sur la corde raide? Non, il acceptent ce risque, et goûtent le plaisir que braver le danger leur procure. Si tu passes ta vie à faire attention de ne rien te casser, tu vas terriblement t'ennuyer, tu sais... Je ne connais rien de plus amusant que l'imprudence ! Regarde-toi ! Je dis "imprudence" et tes yeux s'allument ! "

~ Georges Méliès dans La Mécanique Du coeur de Mathias Malzieu, chapitre 5.
 
 
 
 
 
«And now, it's time to leave and turn to dust»
 
 
la lune est funambule ce soir.
 
 
 
 
 
 
 
 
Tags : The cinematic Orchestra, Julie de Waroquier, Saez, Mathias Malzieu., Mon texte., Lou ~<3
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#Posté le dimanche 17 juin 2012 17:09

Modifié le samedi 18 mai 2013 17:22

Je me sentais glisser vers l'oubli. Lentement ce visage s'effaçait à ma mémoire. Indéniablement, le temps filait entre mes doigts et je ne pouvais le retenir. Ni lui, ni rien d'autre ; tout s'oubliait. Je coulais vers le fond, ce fond qui m'appelait, ce fond de néant ou d'infini. Je ne pouvais plus m'accrocher au bord, il n'y avait plus de fond. J'oubliais.
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#Posté le mardi 13 novembre 2012 14:50

Modifié le mercredi 15 mai 2013 15:01

C'est ainsi qu'à la vie s'est fermé ton visage pâle.

C'est ainsi qu'à la vie s'est fermé ton visage pâle.
 
Ainsi, tu es partie. Tu as tout laissé filer entre tes doigts.
Je suis allée à l'étang tout à l'heure, réfléchir, contempler l'immaculé, l'inaction, le calme. Il faisait beau. Une légère brise soulevait mes cheveux, les faisaient s'échapper de cette queue-de-cheval chaotique que je porte toujours. Je croisais des gens qui, comme moi, ont profité du printemps pour sortir un peu. Je leur souriais oui, et ils me souriaient aussi, surpris, mais je pensais à toi. Mon esprit tourmenté tournait et tournait encore ton visage, le timbre de ta voix, ton sourire et tout ce que je connaissais de toi. Toi qui est partie cette nuit, sans un mot, sans un regard, sans un geste, ni même un au revoir.
Il régnait encore autour de l'étang une atmosphère rappelant les ravages d'hier. Les herbes étaient couchées, aplaties par l'inondation. Tout sentait l'humide, tout rappelait l'orage. Tout sentait le printemps et l'eau des larmes.
Ainsi, tu as sauté le pas, j'ai pensé. Tu as osé l'affronter, cette salope qui nous attends tous, et tu l'as pas loupée. Maintenant pour toi ne reste ni souffrance, ni temps, ni errance, ni combat, ni présence, ni intolérance. Tu n'es plus, plus rien. Tu seras bientôt au fond d'une caisse en bois, parce que tu l'as choisi, parce que c'est mieux ainsi.
J'ai tout de suite remarqué quelque chose d'inhabituel, dans certains regards, dans certaines larmes. Je ne me suis pas plus questionnée, mon esprit était encore trop embrumé par la nuit et par ma vie à moi pour songer à celle des autres. J'ai grimpé la côte, aperçu d'autres larmes, un véritable torrent, des regards fuyants, soucieux, des professeurs pâles et des murmures au coin des murs. Et puis j'ai finit par apprendre.
Tu n'es plus là, plus là. Je ne suis pas triste tu sais, je ne te connaissais pas assez et je n'aime pas mimer. Je trouve juste tout ça dommage. Pour tous ces gens que tu as abandonné, tous ces gens qui t'aiment. Je pense à ces proches, à elle que j'ai pris dans mes bras, que j'ai consolée. Je pense à ta famille qui ne doit pas s'en remettre, qui ne doit pas y croire. Je pense à tous ce que tu as laissé parce que la souffrance était trop grande. Encore le masque, encore. Encore quelqu'un qui a su le cacher suffisamment. Personne n'a su t'aider. Je pense à cette vie que tu as laissé de ton plein gré, à peine avant d'avoir dix-sept ans, dix sept années, c'est peu, si peu. Tu étais petite, une enfant. Tu étais l'innocence, ou plus tellement. Mais tu étais jeune et tu as tout laissé, tout.
Alors, les mots me viennent quand je tente de sécher ses larmes. Elle parait si faible, si frêle. A pleurer ta perte dans mes bras. Et elle est si belle avec ces larmes sur ses joues, avec ce regard perdu, désespéré, tellement souffrant. Je la sers fort en lui disant que tout ça n'est pas de sa faute, que je sais, je sais, ça fait mal, si mal. Et elle s'accroche à moi comme si, si elle me lâchait, elle tombait. Je sens sa détresse m'envahir et je me demande pourquoi tu as fait ça, pourquoi tu l'a laissée elle, et tous les autres. Et je pense à toi, toi que j'ai si peu connue. Toi que je croisais au hasard des couloirs. Je pense à toi qui n'est plus là, et ça a comme quelque chose d'irréel, comme de très éloigné de la réalité, comme si tu allais revenir lundi, avec le sourire et que tu les serreraient tous dans tes bras en leur demandant pardon.
Il y a quelque chose d'insupportable à l'idée que tu es partie et que tu ne reviendra plus, jamais. Aujourd'hui, ceux qui t'aiment t'enterrent. J'imagine leurs larmes, j'imagine leur détresse. Je l'imagine elle, qui pleurait tellement sur mon épaule hier. Tu es partie, tu l'as choisis. Soit. Je ne t'oublierai pas. Jamais. Reste en paix Manon.
Tags : Julie de Waroquier, Mon texte., Manon.
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#Posté le samedi 11 février 2012 09:40

Modifié le samedi 04 mai 2013 06:19

Tu nous entends l'amour, tu nous entends? Si tu nous entends, il faut que tu reviennes, parce qu'on est prets maintenant ca y'est, on a déconné c'est vrai mais depuis on a compris, et là on a les paumes ouvertes avec notre coeur dedans, il faut que tu le prennes et que tu l'emmènes !

 
 Tu nous entends l'amour, tu nous entends? Si tu nous entends, il faut que tu reviennes, parce qu'on est prets maintenant ca y'est, on a déconné c'est vrai mais depuis on a compris, et là on a les paumes ouvertes avec notre coeur dedans, il faut que tu le prennes et que tu l'emmènes  !
 
 
Je suis tombée amoureuse d'un fantôme maman. J'voudrais m'en débarrasser, mais j'sais pas comment.
Regarde, regarde au fond de moi. Tu y vois la douleur? Tu y vois l'espoir, et les marées de pleurs? Je ne peux plus. Elle est arrivée comme ça, Elle a déposé bagages. Elle ne veut pas me lâcher maman, Elle m'obsède tu comprends. J'arrive plus. Elle, Elle partout maman. Partout. Elle là-bas, dans les yeux de cet homme qui court. Elle dans le coucher du soleil. Quand je regarde le ciel, il y a Elle encore. Je ne sais pas quoi faire. Chacune de mes pensées, chacun de mes rêves. La peur me soulève le ventre. Je suis condamnée. J'ai perdu les mots maman. Durant cet attente et ce silence. Ils reviennent doucement, et Elle m'évite. Elle ne répond pas, Elle est ailleurs, et moi je suis là. Je rampe autour de son âme, j'attends l'ouverture. J'attends. Toujours, encore un peu. Je ne sais pas quoi. La solution, la vérité. Il a-t-il une seule solution, une seule vérité? J'en doute. Elle est partie, un soir. Elle n'est pas encore revenue entièrement. Elle est partie. Elle m'a laissé partir. Je l'ai laissé partir. Nous sommes stupides ! Stupides ! Nous sommes. Sommes-nous encore? J'ignore maman, j'ignore tout. J'aimerais savoir. Vraiment. Quoi faire. Quoi dire. J'aimerais ne pas lui en vouloir. Lui dire que tout ira bien, pour le mieux. Que nous marcherons ensemble, sous des cieux de tempête. Je ne peux plus. Plus. Je n'y arrive plus. A marcher, à rire, à travailler, à sourire aux gens. Il me fait mal ce sourire. Il me coute.
Écoute-moi ! Réveilles toi ! Vis ! C'est à toi que je parle. J'espère tellement te voir revenir. Malgré tout. Te voir revenir. Tu peux pas t'arrêter à tout ça. C'est juste impossible. Tu peux pas tout gâcher. Oui, oui, je suis pas forcément quelqu'un de génial, oui je m'énerve, oui je suis colérique et quand j'ai une idée en tête, je dévie pas. Mais alors toi, Toi, tu m'as empoisonnée. Tu ne me quittes plus. Tu es un fantôme, oui un fantôme. Tu es dans mon être, dans mon c½ur, dans mes yeux, dans mon ventre, dans chaque pore de ma peau. Et j'en suis malade tu vois, malade. J'ai mal à l'être, j'ai mal au c½ur, aux yeux, au ventre, à chaque pore de ma peau. Je suis vide, insensible. Et immense. Je suis en vie moi ! Je vis ! Et je souffre, je souffre tellement. Réveilles-toi enfin ! Tu peux pas rester comme ça les bras croisés à attendre que la vie te prenne, t'emporte en bas, sous terre, tu peux pas Lou. Je suis là moi, tu vois, et qu'importe, qu'importe. Qu'importe où nous allons. Qu'importe le temps, la distance, ces putains de kilomètres, qu'importent la vie, la mort et la raison. Tu es Lumière, je suis obscurité. Je ne te demande pas de m'aimer, je te demande juste de te réveiller, de vivre, de rire, d'être heureuse. Avec ou sans moi, je m'en fous, j'en ai rien à foutre, je veux juste que tu vives, au lieu d'entretenir cette douleur vive au fond de toi. Marche, marche, cours même, cris, vole, ne fait pas que survivre. Il faut que tu regardes le ciel, l'univers, que tu prennes conscience que tout ne peut pas s'arrêter là. Les étoiles, la lune, fort, si fort, moi. Je serais toujours là, même si je ne le montre pas. Si tu vas mal, si tu veux mourir, alors viens mourir avec moi, reste pas seule. Parce que je t'aime, tu vois, je t'aime, c'est ça le truc, je t'aime tellement. Et je t'en veux, oh oui, je t'en veux tellement.
Tu gâches tout, tu vois ça? Tout ce bonheur, toute cette putain d'utopie, cette putain d'illusion ! J'étais heureuse, j'étais heureuse ! Nous c'est peut-être impossible ouais, peut-être, j'dis pas. Mais le non-nous est-il possible, tu le sais ça, non? Est-ce qu'il est possible? Qu'en sais-tu? Moi je vois juste que c'est impossible, que la souffrance est trop vive. Je vois juste qu'on pourrit, on est plus rien, on est déjà à moitié bouffées par les vers tu vois, on est plus rien. Bouge toi bordel, reste pas là comme ça, inactive! Réveilles toi, vis, hurles, chante, aime moi de tout ton être. Ou oublies moi, mais avec le sourire. Souries. Souries franchement, souries de bonheur. Vas-y, vas-y. Explose moi le c½ur en revenant ou en partant définitivement. Fait quelque chose, réanime toi, réanime moi, on peut pas rester comme ça, entre parenthèses. Sors de l'impasse, démerdes toi, démerdes toi, sauve toi, sauve moi, sauve nous. Agis, reste pas amorphe. T'es belle, t'es belle. Mais quand tu vis plus tu ressembles à rien, tu fais pitié. Relève toi, affirme toi, prends confiance ! Broies moi, aime moi, tues moi, guéris moi, déchire moi ! Vas-y, c'est maintenant, maintenant, t'as plus le choix, maintenant. T'as toutes les armes en main, bats toi, bats toi, pour moi, pour la vie, pour le futur, pour l'avenir, pour les étoiles et l'univers. Oublies pas le ciel, oublies pas l'océan, oublies pas l'infini, oublies pas l'Espoir d'un meilleur. Regarde le monde. Regarde la vie. Regarde-moi.
 
 
 
 
 
 
 
 
Merci, Fauve.
 
 
 
 
 
 
 
 
Tags : Mon texte., Fauve, Julie de Waroquier, Lou ~<3
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#Posté le vendredi 08 mars 2013 11:53

Modifié le lundi 13 mai 2013 09:45

« Je sais maintenant qu'à l'origine, le chaos fut illuminé d'un immense éclat de rire. »

 
 
 
Écoute en lisant.
 
Il fallait que j'écrive immédiatement. Pour le décrire le plus fidèlement. Ce sentiment qui m'habite actuellement. Parce qu'après j'allais l'oublier, le décrire faussé. Après. Dans le futur. A propos du passé. Non. Il me faut écrire au présent, une dernière fois.
 
Bref retour en arrière. Lorsque maman m'a regardé et m'a dit "Que se passe-t-il? On dirait qu'il est arrivé un grand malheur...", je me suis rendu compte qu'il me fallait être forte, très forte. Porter le masque. Sinon, j'étais morte. Je ne me relèverais pas. J'ai titubé, appuyé une main sur le mur. J'ai serré l'autre si fort que mes ongles se sont imprégnés dans ma paume. J'ai fermé les yeux une fraction de seconde, le temps de me souvenir du gout du bonheur. Au lieu de ça, le gout du sang. J'ai serré les dents trop fort. Puis, mon plus beau sourire a éclairé mon visage. Puis un immense éclat de rire. J'ai mimé le bonheur à la perfection.
 
Instant présent. Hallucinations. Amertume. Néant. Chaos. Je suis une bombe a retardement. Je vais exploser. Je sens les minutes s'égrener. Je ne fais pas comme les autres. Je n'écris pas comme les autres. Je ne ressens pas comme les autres. Je n'aime pas comme les autres. Je suis une bombe à retardement. Je regarde le plafond. J'y remarque des milliers de petits grains que je n'avais jamais vus. Mes lèvres s'entrouvrent. Je cris dans ma tête. L'enfer. La tempête.  Le ravage. Profond l'abîme. On dirait qu'il n'y a pas de fond. Ni de plafond. Les étoiles. La lune brille si fort. Presque pleine. Tout est silence. Tout est pourtant si bruyant. Tellement de bruit. Le ravage. Le carnage. L'infini devient cassable, fissible. Radioactif. Indescriptible. Mon c½ur se soulève, se renverse. Mon cerveau cherche une issue. Il hait, il espère, il refuse, il tourne au ralenti et si vite. Il envoi des signaux étranges n'importe où dans mon corps. Mes mains tremblent. Mes yeux gonflent. Mes dents claquent. Je saigne. Mes doigts rampent vers l'engin. Je relis pour la 15986ème fois ce message. Si beau. Ce gout de sel insupportable inonde mes joues. Je sais que je suis en vie. Je sais que je plane encore sur un je t'aime. Différemment.
 
Et là. Les mots m'habitent. Me hantent. Encore. Ils ne me laissent jamais en paix. Ils entretiennent la douleur. Les braises incandescentes. Il ne me laissent pas savourer ma défaite. Il faut encore faire du beau avec ce chaos. Je les hais. Il m'enchainent. Je ne suis pas libre d'être triste et que ce soit laid. Il faut que j'écrive, encore. Les mots, les maux. Vision trouble. Gout de sel et de sang. Et les mots encore.
 
Je me souviens le son d'une voix terriblement sensuelle. Je me souviens des mots, des mots sincères. Je me souviens des rires et des cookies Granolas. Je me souviens de cette lettre que je ne recevrai jamais. Je me souviens de ce week-end que je préparais. Je me souviens de ce "together" qui nous allait si bien. Je me souviens au présent de ces choses qui ne sont plus que passé.
 
Je respire. Douleur indescriptible. Tsunami. Explosion. Le compte à rebours... C'est là. La bombe. Le mal atteint son apogée. Je me rend compte que je suis seule. Que ce n'était pas pour rire. Que l'utopie prend fin, que les nuages s'assombrissent. Candide reprend son sac à dos et s'en va, sans un mot. J'obéis. Juste parce que c'est beau. Rajouter encore un peu à la douleur.
 
Nous aurions pu prendre le mur à deux. Nous le prenons chacune de notre côté. Ainsi soit il. Je ne ressens plus. Il est si haut. Gone. Si noir. Je vais si vite. 350kilomètres/heure. Vitesse de pointe. A tel point que je ne sens plus le vent gifler mon visage. Je pourrais supplier. C'est inutile. Trop tard. Chut. Chute. Néant. Chaos. Contradictions. Incompréhension. Ravage. Rivage. Clivage. Carnage.
 
 
Moi aussi, je termine sur un je T'aime.
 
 
Tags : René Daumal, Imagine Dragons - Radioactive, Mon texte., Lou ~<3
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#Posté le mardi 23 avril 2013 19:19

Modifié le lundi 13 mai 2013 09:44

" Nous tentons l'évasion, dans le feu la passion avec toi "

 
"  Nous tentons l'évasion, dans le feu la passion avec toi  "
 
 
Nos larmes ont un petit gout d'infini. Mes yeux cernés par ces nuits d'insomnies t'appellent ; Ils cherchent toi et les océans.
Notre histoire n'en est qu'à l'aube, lorsque la rosée humide illumine la campagne. Le jour se lève à peine sur nous, le meilleur reste à venir tu le sais. Combien de collines brillantes pour te rejoindre, mon amour? Nous sommes si proches et si loin, comment est-ce possible? Pourtant nos pleurs se cherchent, se frôlent, s'enlacent. Il est des mots durs à prononcer car leur saveur est trop douce, des réalités trop peu admissibles car trop lointaines. Faut-il que nous soyons sans cesse en quête de sens? Nous n'avons pas de sens, et alors. Nous marcherons ensemble, ensemble. Together. Je n'ai pas peur de la route, même sans destination. Qu'importe où on va, où mène ce bateau dans lequel nous avons embarqué presque malgré nous. Qu'importe; Tes mots sentent le ciel et font battre mon c½ur. Je touche du doigt l'Horizon avec toi, avec toi rien n'est impossible, tout semble réalisable. J'irai décrocher les astres et le soleil, j'irai au fond des océans chercher les plus beaux coquillages, j'irai en haut des buildings enlacer les nuages, je ferai danser ton c½ur le plus beau des Tangos, je laverai la Seine pour que tu puisses y nager, je rassemblerai les étoiles dans un vase en cristal, je rendrai chaque grain de sable or, j'écrirai des textes aussi beaux que ceux d'un Baudelaire ou d'un Rimbaud, j'allumerai des lanternes d'espoir dans tous les regards qui n'en ont plus, je parcourrai la Terre entière, puis je reviendrai à la campagne illuminée par la fraicheur du jour levant pour prendre la bonne route et te rejoindre, mon ailleurs. Je marcherai solitaire pendant des siècles s'il le faut: tous les chemins me mèneront à toi ; Je plongerai en toi comme on plonge dans l'infini de l'océan, comme on s'y noie. Nous lierons nos mains et courrons vers le ciel, nous tournerons comme des folles à s'en faire tourner la tête, nous crierons à la nuit notre nirvana et nous cacherons dans les draps pour que le monde n'entende pas. Nous serons infinies juste pour un moment, dans tes bras. Ton rire brûlera ma chair, et le jour montera. Notre bonheur fera trembler l'enfer de mon c½ur, tu verras. Tes mains sur mon corps créeront des abîmes de feu sur ma peau et je hurlerai "encore" dans la nuit. Nous serons autre et nous même, nous serons violentes et sensuelles, déchainées, démentes, possédées, paranormales, abimées mais tranquilles. J'ai tant pensé cette rencontre enflammée. J'ai tant pensé à toi, à chaque heure du jour. Je n'ai plus peur de nous. Nous verrons. Nous tomberons ensemble, ensemble. Together. Nous volerons ensemble, ensemble. Together.
Je prends la route bientôt Amour. Bientôt te rejoindre, créer du beau avec toi. Je t'aime le matin à l'aube, quand tout brille et scintille. Je t'aime à midi, quand le jour est à son zénith, ce zénith que j'aurais dû faire avec toi. Je t'aime l'après-midi quand la vie s'agite autour de toi. Je t'aime  à dix-sept heure autour d'un café sur une terrasse ensoleillée. Je t'aime le soir quand le jour décline, que le soleil se range et que je brille pour toi. Je t'aime la nuit quand tu hurles à la plaine sous le ciel infini, nocturne. On fait la paire aux frontière du réel, le Hasard nous a dégoté une place dans sa destinée. Je m'incline. Tu es tellement sensuelle et moi, tellement je t'aime...
 
 
 
 
J'Hallucine ♫
 
 
 
 
"  Nous tentons l'évasion, dans le feu la passion avec toi  "
 
 
 
 
 
Les musiques qui m'ont aidé et dont je me suis servie dans ce texte :
Les fils d'Artaud ~ Saez ; Rois demain ~ Saez ; Le vent nous portera ~ Noir Désir ; Messine ~ Saez ; Il y a ton sourire ~ Saez ; Usé ~ Saez ; Tango ~ Saez ; Quais de Seine ~ Saez ; Et ton cinéma ~ Antoine Rogge ; En travers les néons ~ Saez ; Clandestins ~ Saez ; Alice ~ Saez ; Brûle ~ Miossec.
 








Ma chérie, ça te dit que je vienne chez toi le week-end de la Pantecôte, le 18-19-20 mai?
On fera la fête pour mon anniversaire !








 
 
Tags : Saez, Mon texte., Julie de Waroquier, Lou ~<3
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#Posté le mardi 21 août 2012 07:52

Modifié le dimanche 21 avril 2013 18:07

"Et tu verras les chrysanthèmes auront le parfum des je t'aime..."

"Et tu verras les chrysanthèmes auront le parfum des je t'aime..."
 
 
 
J'ai toujours eu cette impression subtile mais persistante d'être différente. Je ne veux pas chuter dans ce néant trop grand pour moi. Je ne veux pas vivre, parler, chanter, être heureuse. Je veux juste être seule à plusieurs. J'ai peur, j'ai si peur de moi-même. De ce que je ne suis pas. J'ai peur d'être semblable, j'ai peur d'être différente. J'ai peur de ce Temps qui me dévore, de ces souvenirs qui se créent puis qui s'oublient. De ce qu'on pense de moi, de ce que je ne suis pas. J'ai peur de mon sourire pas assez franc, ou parfois trop. Cet infini, cette vie qui me dépasse, ce mystère autour de moi, autour de chacun de nous, qui me passionne et me terrifie. J'aimerais m'allonger dans l'herbe avec toi, les cheveux dans le vent, et sentir la vie glisser entre nos doigts, comme j'ai senti l'oubli l'emporter, lui et sa tristesse, poète du désespoir. Comme j'ai senti l'espoir s'implanter dans mon c½ur lorsque tu es arrivée. Sa tristesse qui me déchirait alors s'est envolée comme des cendres en poussières. J'aimerais juste prendre ta main et m'allonger, là, à côté de toi, te dire que tout ira bien maintenant, puisque nous nous sommes trouvées. Fermer les yeux, juste te sentir à côté de moi, sentir ton c½ur battre, me dire que tu es en vie, que tu es envie. Serrer ta main fort contre moi pour que tu ne me lâches jamais. Te dire que rien n'a d'importance maintenant, que nous irons là où personne n'est allé auparavant, juste avec la force de notre esprit contre le vide qui nous ronge. Accroches-toi à mon être, cramponnes toi à moi. Joignons nos c½urs et nos mains. Fais saigner cette plaie, rugir mon être entier. Oublions ensemble, oublions que nous sommes vains et qu'on nous oubliera un jour nous aussi. J'ai peur de l'avenir, celui qui m'attend, celui qui m'observe de ses yeux rôdeurs et ses griffes attachées à mon être comme un vampire qui attend la nuit. J'ai peur de ce que nous deviendrons demain. Et pourtant à travers toi je sens la vie affluer comme un torrent monstrueux, magnifique. Je sens cette vague immense venir s'écraser sur moi de tout son poids et j'en redemande. Je me sens renaître et j'ai soif, j'ai soif de toi, de cette vie qui m'attend. De ce futur flou, de ce présent qui file et de ce passé qui me hante. N'aies pas peur de moi mais crains moi un peu, je ne suis pas une bonne personne. Je suis comme un loup à la lisière de tes rêves, prêt à bondir sans crier gare et à déchirer ta chair. Je peux partir sans un mot noyer ma vie dans d'autres ports. J'ai juste besoin qu'on m'aime. Ne m'oublies pas surtout, ne fais jamais tarir ces maux... Nous irons voir à l'horizon de nos peurs, au crépuscule, à l'obscur de mon être, les Ténèbres que je suis, celles qui t'emporteront. Nous glisserons à deux loin de tout, loin de nous.Viens.
 
 
 
 
 
On se dit tout, on dit tout bas, pour que le monde n'entende pas. ~<3
 
 
 
Nous refermerons nos blessures
Nos horizons seront sans murs
Et comme deux oiseaux de passage
Nous retrouverons le rivage...
 
 
 
 
Toi mon jour, toi ma lumière, toi mes soupirs toi mes sourires.
 
 
 
 
 
 
 
Tags : Saez, Mon texte., Julie de Waroquier, Lou ~<3
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#Posté le dimanche 07 avril 2013 17:28

Modifié le dimanche 07 avril 2013 17:41

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